La presse de Bukavu est dominée par un seul sujet à l’orée de cette semaine : Le « Mois Vert », une initiative de la Coopération Suisse et menée sous l’égide de son Bureau en RDC. Le coup d’envoi a été donné le 1er mars 2026. Cette campagne « Bukavu Ville Verte », est née d’un constant alarmant, la dégradation accélérée de l’environnement dans la ville et ses environs. Le Mois Vert à Bukavu a été lancé officiellement le jeudi 05 mars 2026 et va prendre fin le 05 avril 2026.
Les manchettes de Mkulima Média attirent l’attention des lecteurs : Bukavu prend le virage écologique ! Du 1er mars au 5 avril, la ville se mobilise pour protéger son environnement à travers des plantations d’arbres, des conférences universitaires et scolaires une foire d’idées innovantes et des événements artistiques. « L’environnement est en danger, et il est urgent d’agir maintenant. Le « Mois Vert » n’est pas seulement symbolique : il vise à créer un mouvement citoyen capable de protéger notre ville et nos ressources naturelles », explique Thomas Jenatsch, directeur de la coopération suisse en RDC. Cette initiative vise à mobiliser les acteurs locaux, les journalistes, les communautés et les scientifiques pour des actions concrètes en faveur de la protection durable de l’environnement de la ville de Bukavu.
Watchdog Média rapporte que le Sud-Kivu est aujourd’hui l’une des provinces de la RDC les plus vulnérables au changement climatique. A Bukavu, le relief montagneux et accidenté, couplé à une explosion démographique non planifiée, le déboisement sauvage, la pollution des espaces verts et la gestion précaire des déchets menacent non seulement la biodiversité, mais aussi la santé publique. Face à ce constat, l’indifférence n’est plus une option. Le Mois Vert s’inscrit comme un sursaut collectif pour transformer les comportements et restaurer les écosystèmes urbains.
Congo Vert indique que les activités du Mois vert suivent leur cours normal dans la ville de Bukavu. Après un week-end mouvementé marqué par des conférences scientifiques dans les universités et écoles secondaires de la ville, l’heure est arrivée pour passer de la théorie à la pratique. Le dimanche 8 mars 2026, tous les blocs impliqués dans la campagne « Bukavu Ville Verte » se sont mobilisés pour l’opération de plantation des plantules d’arbres qui interviennent dans la stabilisation du sol.
Mkulima Média relaie l’appel vibrant lancé par Mme Marie-Louise à d’autres femmes : « Notre campagne d’aujourd’hui tombe un jour spécial, le jour de la célébration de la journée internationale des droits des femmes. C’est une occasion d’interpeller les femmes à jouer leur rôle d’éducatrices et de protection en ce qui concerne l’assainissement de la ville ».
Life Infos souligne l’intensification des actions écologiques à Bukavu dans le cadre du « Mois Vert », marquée par une mobilisation coordonnée des acteurs publics, éducatifs et institutionnels : du 6 au 12 mars 2026, la ville, à travers la campagne « Bukavu Ville Verte », a piloté des opérations de plantation d’arbres à Ibanda, Kadutu et Bagira pour lutter contre l’érosion ; les élèves de l’Institut d’Ibanda se sont engagés dès le 7 mars pour un environnement sain ; le 8 mars, des plantations ciblées ont été réalisées sur des sites stratégiques (Radio Maendeleo, Place de la Paix, Elakat et Lycée Wima) ; le 11 mars, 2 800 plantules ont été mises en terre à Bagira, tandis que l’Université Officielle de Bukavu (UOB) sensibilisée sur la gestion des déchets et la réhabilitation des espaces publics ; parallèlement, l’Université Evangélique en Afrique (UEA) a planté plus de 6 000 arbres sur 6 hectares et les élèves de l’Institut Faraja-Béthanie formés à la protection de l’environnement ; enfin, le 12 mars, le Lycée Wima a consolidé cet engagement avec l’appui de la Coopération suisse, qui a fourni 36 poubelles pour améliorer la gestion des déchets et lutter durablement contre la pollution.
Whatchdog Média lance un appel à la conscience, en rappelant que le « Mois Vert » est plus qu’une campagne ; c’est un plaidoyer pour la survie de Bukavu. Comme le souligne le Consortium des organisations de la société civile, ces dommages environnementaux sont souvent irréversibles. Planter un arbre aujourd’hui, c’est investir dans la santé et la sécurité des générations futures.
« Citoyens, entrepreneurs, jeunes scouts et leaders d’opinion : votre participation est vivement souhaitée pour redorer la robe verte de Bukavu », a déclaré Mr Thomas Jenatsch.
BK Infos conclut qu’au-delà de la plantation d’arbres, cette campagne se veut un appel à la responsabilité collective. Car à Bukavu, préserver l’environnement ne relève plus seulement d’une question écologique : c’est devenu un enjeu de sécurité, de santé publique et de survie urbaine.
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