À Buhozi, localité limitée par le quartier Panzi par la rivière Kamagema et la rivière Ruzizi au sud de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo, la terre s’effondre davantage suite aux grosses fissures et chasse les habitants. La situation risque de s’aggraver en cette période pluvieuse, alerte la société civile.
Pour le moment, 800 familles ont été obligées de quitter cet endroit situé dans le groupement de Mudusa, territoire de Kabare, pour aller vivre ailleurs.
La majorité a pris pour refuge le quartier Panzi à Bukavu et le village voisin de Kasihe toujours dans le territoire de Kabare, a-t-on appris.
Là-bas, elles s’entassent, sans abri décent, sans nourriture, sans bâches. 2000 autres familles sont restées, mais elles vivent avec la peur au ventre.
À tout moment, la colline peut s’effondrer.
Depuis samedi 25 Octobre, d’immenses fissures traversent Buhozi, localité limitée par le quartier Panzi par la rivière Kamagema et la rivière Ruzizi, ont constaté le Noyau communal d’Ibanda de la Société civile Forces vives du Sud-Kivu, avec le Bureau urbain et le Sous-noyau de Panzi, s’est rendu sur place.
À sa tête, Murhula Machumbiko.
« Nous avons vu des sous-villages entiers fissurés. La terre continue de bouger. Le danger est réel », alerte le Président du Noyau communal d’Ibanda et Défenseur des droits humains.
La Société civile recommande l’arrêt total de toute construction dans la zone et des actions urgentes : stabilisation des sols et plantation d’arbres dans les zones dégradées.
Mais l’heure est à l’urgence humanitaire. Les familles déplacées à Panzi et Kasihe attendent une assistance. Celles restées à Buhozi attendent d’être protégées.
Murhula Machumbiko lance un appel pressant aux autorités provinciales, aux élus et notables du Sud-Kivu, aux humanitaires :
« Ne laissez pas Buhozi disparaître, ces familles ont besoin d’abris, de vivres, et de dignité. Maintenant. », a-t-il indiqué.
Les sous-villages de Chirambi, Itara, Luhorhe et d’autres zones avoisinantes subissent des affaissements, des fissures géologiques majeures et des éboulements qui menacent de faire disparaître certaines parties de la localité.
Les géologues et la société civile locale soulignent la fragilité du sol, l’érosion continue vers les cours d’eaux voisines et la répétition de ces affaissements signalés depuis plusieurs années,
Nos sources indiquent que les premiers phénomènes liés aux glissements de terrain et aux mouvements de sol à Buhozi (territoire de Kabare) remontent historiquement à 1976, selon les témoignages des chefs locaux.
Cependant, la crise actuelle et l’accélération majeure de la catastrophe ont débuté en février 2024.
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